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Galeano est mort

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Galeano est mort

Message par loc le Mar 14 Avr - 4:16

Il est uruguayen mais n'est pas et n'a pas ete joueur de foot.

Par contre il a ecrit sur le foot. C'est un immense ecrivain. De ceux qui parlent aux gens. De ceux qui se battent pour un monde plus juste, il adorait par exemple rapporter des infrahistoires, celles des vaincus. De ceux qui vous assomaient avec des mots simples mais justes. Si vous avez l'occasion de le lire, n'hesitez pas. Moi j'ai eu la chance de le voir en conference, et j'ai ete scie par la force de son message, force dans tous les sens du terme.

Quelques phrases d'Eduardo Galeano (1940 - 2015), traduites par mes soins ...

Le monde se divise surtout entre indignes et indignés, chacun saura de quel cote il veut ou peut se trouver.

A la difference de la solidarite, qui est horizontale et s'exerce d'egal a egal, la charite se pratique de haut en bas, elle humilie celui qui la recoit et n'altere jamais, meme un peu, les relations de pouvoir.

Celui qui n'est pas prisonnier du besoin, est prisonnier de la peur: les uns ne dorment pas a cause de l'anxiete de posseder les choses qu'ils ne possedent pas, et les autres ne dorment pas par panique de perdre les choses qu'ils possedent.

Ce monde te domestique pour que tu te mefies du prochain, pour qu'il soit une menace et jamais une promesse.

Ils sont arrives. Ils avaient la Bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit: "fermez les yeux et priez". Et lorsque nous avons ouvert les yeux, ils avaient la terre et nous avions la Bible ...

Si la nature etait une banque, ils l'auraient deja sauve.

Je n'arrive pas a dormir. J'ai une femme coincee entre mes paupieres. Si je pouvais, je lui dirais de partir; mais j'ai une femme coincee dans ma gorge.

J'ecris pour les amis que je ne connais pas encore. Ceux que je connais ils en ont deja marre de m'ecouter.

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Re: Galeano est mort

Message par Poupou le Mar 14 Avr - 8:22

J'avoue que je ne connaissais pas, mais certaines phrases sont très profondes!!!


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Together we stand, divided we fall (Roger Waters)

Si tes rêves sont réalisables, c'est qu'ils ne sont pas assez fous!!!
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Re: Galeano est mort

Message par loc le Mer 15 Avr - 1:11

A la base c'est plutot un journaliste engage, qui s'interesse a l'histoire et l'economie. Mais il a un vrai talent de conteur, et met beaucoup de poesie dans sa prose.

Je ne connais pas l'ampleur de son succes et de sa notoriete mais il est au moins connu dans les milieux altermondialstes, il a par exemple regulierement ecrit dans le Monde Diplomatique.

Son oeuvre reference c'est "Les veines ouvertes de l'Amerique Latine", ou il explique le processus de domination du continent latino-americain par les puissances etrangeres, cet ouvrage de 1971 est une reference dans l'analyse historique de la colonisation et de l'imperialisme.

Il a aussi ecrit "Le Football : Ombre et lumière", traduit au francais, je ne l'ai pas lu, mais le livre a fait sensation, il est plus frequent la-bas que les intellectuels s'interessent au football, et un tel ouvrage ne peut passer inapercu dans un pays ou le foot fait partie de l'histoire nationale et a presque valeur religieuse.
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Galeano qui parle de football (extrait) - ca vaut le detour !!

Message par loc le Lun 20 Avr - 20:27

Je partage ici le tres bel hommage de cahiersdufootball.fr, avec un extrait de son livre sur le foot

Eduardo Galeano, la fin du match
L'écrivain uruguayen est mort lundi à Montevideo. Il nous laisse un livre majeur, Football, ombre et lumière, auquel nous rendons grâce et dont nous reproduisons un extrait.
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Journaliste, écrivain, essayiste, Eduardo Galeano a produit une œuvre qui excède largement le football – on lui doit notamment une histoire politique de son continent, Les Veines ouvertes de l'Amérique latine, traduite dans le monde entier. Mais son ouvrage Football, ombre et lumière, paru en espagnol en 1995 avant d'être traduit trois ans plus tard en français, a pris une place particulière dans nos bibliothèques.
 
D'abord parce qu'il est un de ses rares intellectuels, a fortiori de gauche, qui ont écrit sur ce sport en le connaissant intimement, mais aussi en le défendant ardemment contre ses pairs qui, pour la plupart et longtemps, ont exprimé leur mépris à l'encontre de cette culture populaire. Ensuite parce son éloge passionnel du football s'accompagne d'une critique lucide de son évolution, en laquelle nous pouvons facilement nous reconnaître.
 
 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[url=#]photo[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][/url] cc Mariela De Marchi Moyano
 
Comme les plus grands footballeurs uruguayens ou argentins, Galeano ne fera pas l'unanimité: il vaut mieux partager sa flamme et ses indignations, la mélancolie – plutôt que la nostalgie – d'un homme qui savait à la fois de quoi le football était fait, ce qu'il conservait et ce qu'il perdait déjà au [url=#]moment[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][/url] où il écrivit Football, ombre et lumière. Ce livre, au travers d'une centaine de courts textes illustrés par l'auteur, en compose un portrait à la fois intime et universel. Nous reproduisons ici celui qui conclut l'ouvrage, récemment réédité après une longue période d'indisponibilité par l'éditeur québécois Lux – que nous remercions de son autorisation.
 

La fin du [url=#]match[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][/url]
Roule la balle, le monde roule. On soupçonne le soleil d'être un ballon de feu, qui travaille le jour et fait des rebonds la nuit dans le ciel, pendant que la lune travaille, bien que la science ait des doutes à ce sujet. En revanche, il est prouvé, et de façon tout à fait certaine, que le monde tourne autour de la balle qui tourne : la finale du Mondial 94 fut regardée par plus de deux milliards de personnes, le public le plus nombreux de tous ceux qui se sont réunis tout au long de l'histoire de la planète. La passion la mieux partagée : nombre des adorateurs du ballon rond jouent avec lui dans les stades ou les terrains vagues, et un bien plus grand nombre encore prennent place à l'orchestre, devant le téléviseur, pour assister, en se rongeant les ongles, au spectacle offert par vingt-deux messieurs en short qui poursuivent la balle et lui prouvent leur amour en lui donnant des coups de pied.
 
À la fin du Mondial 94, tous les garçons qui naquirent au Brésil s'appelèrent Romario, et la pelouse du stade de Los Angeles fut vendue par petits morceaux, comme une pizza, à vingt dollars la portion. Folie digne d'une meilleure cause ? Négoce vulgaire et inculte? Usine à trucs manipulée par ses propriétaires ? Je suis de ceux qui pensent que le football peut être cela, mais qu'il est également bien plus que ça, comme fête pour les yeux qui le regardent et comme allégresse du corps qui le pratique. Un journaliste demanda à la théologienne allemande Dorothee Solle :
 
- Comment expliqueriez-vous à un enfant ce qu'est le bonheur ?
- Je ne le lui expliquerais pas, répondit-elle. Je lui lancerais un ballon pour qu'il joue avec.
 
Le football professionnel fait tout son possible pour castrer cette énergie de bonheur, mais elle survit en dépit de tout. Et c'est peut-être pour cela que le football sera toujours étonnant. Comme dit mon ami Angel Ruocco, c'est ce qu'il a de meilleur : son opiniâtre capacité de créer la surprise. Les technocrates ont beau le programmer jusque dans ses moindres détails, les puissants ont beau le manipuler, le football veut toujours être l'art de l'imprévu. L'impossible saute là où on l'attend le moins, le nain donne une bonne leçon au géant et un Noir maigrelet et bancal rend fou l'athlète sculpté en Grèce.
 
Un vide stupéfiant : l'histoire officielle ignore le football. Les textes de l'histoire contemporaine ne le mentionnent pas, même en passant, dans des pays où il a été et est toujours un signe primordial d'identité collective. Je joue, donc je suis : la façon de jouer est une façon d'être, qui révèle le [url=#]profil[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][/url] particulier de chaque communauté et affirme son droit à la différence. Dis-moi comment tu joues et je te dirai qui tu es : il y a bien longtemps qu'on joue au football de différentes façons, qui sont les différentes expressions de la personnalité de chaque pays, et la sauvegarde de cette diversité me semble aujourd'hui plus nécessaire que jamais. Nous vivons au temps de l'uniformisation obligatoire, dans le football et en toute chose. Jamais le monde n'a été aussi inégal dans les possibilités qu'il offre et aussi niveleur dans les coutumes qu'il impose : en ce monde fin de siècle, celui qui ne meurt pas de faim meurt d'ennui.
 
 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le Football, ombre et lumière, d'Eduardo Galeano. Lux 2014 (édition augmentée, préface de Lilian Thuram), 19 euros. Traduit de l'espagnol par Jean-Marie Saint-Lu.
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Re: Galeano est mort

Message par loc le Mar 1 Déc - 12:44

pour rappel ... le foot c'est aussi de la culture.
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Re: Galeano est mort

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